Suivez mes aventures de mère porteuse au pays des cigognes, ce joyeux pays où les nausées et les sautes d'humeur règnent, où la bedaine est à l'honneur et où l'objectif final n'a pas de prix: celui donner la vie.
mardi 9 août 2011
Toujours rien
Donc mes taux de progestérone ont augmenté, mais pas suffisament pour qu'on puisse dire que l'ovulation s'est produite. Je devrai donc retourner faire la prise de sang jeudi (et probablement attendre à vendredi avant d'avoir des nouvelles). L'attente se poursuit (messemble que je dis ça souvent...)
lundi 8 août 2011
Deux articles intéressants, question de passer le temps...
La mère porteuse et le code civil
(Les lois sur les mères porteuses au Québec, on comprendra pourquoi elles ne sont pas populaires dans cette province voisine...)
(Les lois sur les mères porteuses au Québec, on comprendra pourquoi elles ne sont pas populaires dans cette province voisine...)
Mères porteuses: il faut changer la loi, selon un expert
(L'expert en question étant le Dr François Bissonnette, notre médecin de tansfert à OVO! Bien que je ne l'aie jamais rencontré, même si son nom figure sur mes réquisitions et prescriptions...bizarre un peu non?)
J'suis fru.
Je n'ai toujours pas reçu les résultats de mon test sanguin, pour savoir si j'ai ovulé ou non, donc si je peux commencer le protocole ou non. Je ne peux pas comprendre comment ça se fait (encore) que les résultats d'une prise de sang faite très tôt le matin avec la mention "urgent" ne réussissent pas à se rendre avant la fin de la journée. Bon, j'avoue que la situation n'est quand même pas si "urgente" que ça (même si c'est ce que le médecin a inscrit sur la réquisition), mais c'est quand même très frustrant d'être prise à attendre ainsi. (Et je me demande ce qui arriverait si la situation était bel et bien urgente!!! Certains protocoles requièrent la prise de médicaments pratiquement à la minute près, sans aucune exagération.) En tout cas, j'suis fru...et j'ai presque envie de m'administrer l'injection quand même! Mais bon, je vais attendre patiemment jusqu'à demain. Je ne peux pas croire que je n'aurai pas les résultats demain avant-midi au plus tard...
Presque prête à recommencer...
J'attends des nouvelles de la clinique OVO qui me confirmeront, selon les résultats de la prise de sang que j'ai effectué ce matin, si j'ai ovulé ou non. Si oui (j'en suis presque certaine), je pourrai m'administrer l'injection Depot Lupron et ce sera un nouveau départ. J'ai bien hâte de recommencer! Une mère porteuse pas enceinte, c'est plate un peu comme.
*Doigts croisés pour que la vraie de vraie aventure débute sous peu*
*Doigts croisés pour que la vraie de vraie aventure débute sous peu*
vendredi 5 août 2011
Toujours vivante!
Pour tous ceux qui se demandent depuis les 10 derniers jours je suis toujours vivante, la réponse est OUI! J'étais simplement occupée à être en vacances. Nous sommes allées à Edmundston pour la Foire Brayonne, puis à Shédiac où nous avions loué un petit chalet près de la mer. Nous avons aussi passé une nuit chez ma soeur Louise et mon beau-frère Kevin (parents de mon super-neveu Eliott!) Nous avons eu énormément de plaisir.
En ce qui concerne notre "projet", j'ai des signes d'ovulation depuis 2 jours, donc nous avons décidé de devancer le prise de sang (demain plutôt que le 12 août). Aussitôt que l'ovulation aura été confirmée, je pourrai m'administrer l'injection de Depot Lupron et débuter un nouveau protocole. Bien sûr, il faut quand même attendre, mais il se pourrait que le transfert puisse être devancé d'une semaine, ce qui serait fort chouette.
De leur côté, Natasha et Stéphane sont excités par cette deuxième "ronde" (en fait, Natasha est surtout excitée, Stéphane est plutôt du type "go with the flow" et laisse les femmes s'occuper de tout ça. Guy était pareil, et franchement, François aussi. Des hommes typiques, quoi. Pourtant, ce n'est vraiment pas qu'ils s'en foutent. J'ai l'impression qu'ils ne savent juste pas trop où se mettre...et sûrement qu'ils ne veulent pas trop nous contrarier.)
En ce qui concerne notre "projet", j'ai des signes d'ovulation depuis 2 jours, donc nous avons décidé de devancer le prise de sang (demain plutôt que le 12 août). Aussitôt que l'ovulation aura été confirmée, je pourrai m'administrer l'injection de Depot Lupron et débuter un nouveau protocole. Bien sûr, il faut quand même attendre, mais il se pourrait que le transfert puisse être devancé d'une semaine, ce qui serait fort chouette.
De leur côté, Natasha et Stéphane sont excités par cette deuxième "ronde" (en fait, Natasha est surtout excitée, Stéphane est plutôt du type "go with the flow" et laisse les femmes s'occuper de tout ça. Guy était pareil, et franchement, François aussi. Des hommes typiques, quoi. Pourtant, ce n'est vraiment pas qu'ils s'en foutent. J'ai l'impression qu'ils ne savent juste pas trop où se mettre...et sûrement qu'ils ne veulent pas trop nous contrarier.)
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Je suis tombée récemment sur l'article suivant: Mères porteuses: extension du domaine de l'aliénation, qui explique comment le recours aux mères porteuses est une pratique extrêmement problématique qui n'apporte rien de bon pour la société.
Voici les principales idées argumentées par Frydman et ses camarades anti-GPA, et ce que j'en dis...
1. La légalisation des mères porteuses, loin de régler les problèmes, est un piège juridique qui entraîne une multiplication de conflits souvent dramatiques.
Ce que j'en dis: Pas si la pratique est bien encadrée et si toutes les parties impliquées ont été bien préparées et bien soutenues du début à la fin. À regarder le taux de divorce actuel au Québec (près de 50%), je dirais que le mariage aussi semble être "un piège juridique qui entraîne une multiplication de conflits souvent dramatiques". Devrait-on aussi interdire cette pratique problématique? D'autant plus qu'il existe beaucoup, BEAUCOUP plus de séparations et de divorces qu'il existe de cas de gestation pour autrui...j'dis ça comme ça.
2. La marchandisation du corps féminin est la conséquence concrète et quasi-universelle de cette légalisation. Elle conduit ainsi à une nouvelle exploitation, radicale, des femmes pauvres.
Ce que j'en dis: Tout à fait d'accord si la pratique n'est pas encadrée. Ce qu'on a besoin, c'est d'un système de "screening" solide, et probablement plus solide que ce qu'il existe en ce moment, où les cliniques sont majoritairement responsables d'accepter ou de rejeter les potentielles mères porteuses. La santé physique et mentale est cruciale, et n'importe quel psychologue spécialisé est capable de s'apercevoir si une femme désire devenir mère porteuse dans le but unique (ou principal) de gagner de l'argent. Le problème n'est pas la pratique elle-même, mais le manque d'encadrement dans certaines nations.
3. Les conséquences psychologiques de cette pratique sont largement sous-estimées, et peuvent être graves.
Ce que j'en dis: J'aimerais bien répondre à cette question, mais je suis trop profondément troublée psychologiquement pour répondre. Ben voyons donc! Il existe des expériences de vie qui causeront des conséquences psychologiques beaucoup plus graves que le fait de devenir mère porteuse. C'est certain qu'une femme qui n'est pas suffisament préparée à vivre cette expérience risque de vivre de grandes épreuves. Mais encore ici, un encadrement solide viendra réduire drastiquement, pour ne pas dire éliminer, n'importe quelle conséquence psychologique "grave".
4. Les mères porteuses, loin d’être un progrès, sont une cause régressive et un mauvais combat pour la gauche, la plus récente et peut-être la plus choquante des extensions du domaine contemporain de l’aliénation.
Ce que j'en dis: Ben là, aliénation...c'est un bien gros mot. Oui, la pratique est risquée, oui elle comporte de multiple enjeux à tous les niveaux (social, étique, psychologique...) mais il ne faut pas charrier non plus. C'est pas parce qu'il existe des moyens non conventionnels de fonder une famille que la société s'en va à la dérive. J'ai vécu cette expérience et pas un seul instant je me suis sentie aliénée, bien au contraire! J'ai gagné plein de choses positives. Ce qui est une cause régressive (et loin d'être un progrès) à mon avis, c'est de juger aussi durement une pratique qui peut faire partie de la solution (et non du problème).
Les mères porteuses ne sont pas obligatoirement pauvres, en détresse et en risque d'être exploitées. La relation entre parents et mère porteuse est habituellement très saine, même si elle comporte inévitablement certaines tensions.
Je ne peux pas dire que le Dr Frydman est un idiot (il a quand même permis la naissance du premier bébé-éprouvette en France!), mais à l'entendre parler, il n'est pas difficile de voir que ce médecin vieux-jeu a des opinions extrêmes et plutôt déconnectées de la réalité. La réalité, c'est que la gestation pour autrui se déroule très bien quand elle se passe dans un cadre légal et éthique. Parole de femme qui, contrairement au Dr Frydman, a déjà vécu l'expérience d'être mère porteuse.